L’anencéphale de Vichy

 

 

Une affaire étrange :

L’histoire du monstre de Vichy est révélée au public dans un ouvrage nommé "Monstres et monstruosités", rédigé par P.Duvic en 1973, c’est à dire 76 ans après les faits. Mais déjà en 1933, le cas est évoqué dans un opuscule publié à compte d’auteur par le docteur Therre :
L’anencéphale à type simiesque de la maternité de l’hôpital de Vichy.

Le 6 janvier 1897, une jeune fille de seize ans accouche à la maternité de Vichy d’un enfant illégitime qui ne survit que quelques minutes. Il est hermaphrodite et frappé d’une anomalie exceptionnelle l’anencéphalie : une absence de cerveau et de cervelet qui fait que son crâne s’arrête juste au-dessus de ses yeux. De plus le nouveau né ressemble étonnamment à un singe : il a de longs membres, de gros yeux ronds et une conformation du thorax spécifique aux anthropoïdes. Seul lui manque le gros orteil opposable aux autres, différence fondamentale entre cet animal et l’homme. Pour le Dr Therre le médecin- chef de la maternité de Vichy à l’époque, ces caractéristiques sont non pas celles de l’anencéphalie elle-même mais de l’acte de la fécondation. Il se trouve en effet que la jeune fille est vécut jusque là dans une roulotte en compagnie de son père et … d’un singe !

Elle le décrit comme "son seul compagnon" car tout contact extérieur lui était interdit. Or, sans doute sous l’effet du stress causé par sa séparation d’avec l’adolescente, le singe mourut le lendemain de l’accouchement. Le docteur en déduit que, si incroyable que cela puisse paraître, le monstre mis au monde n’est autre que le résultat des relations sexuelles que la jeune fille a entretenues avec le singe…

Il semble en effet évident que l’enfant est issu ou du père ou du singe. Cependant, l’homme et sa fille nient farouchement toute relation incestueuse. Le fait peut être confirmé par l’étroitesse et la résistance de l’orifice vaginale de la jeune fille, déterminées par la sage-femme à l’examen d’entrée à la maternité et indiquant une absence de relation sexuelle normale, ce qui conforte l’hypothèse du Dr Therre d’une espèce hybride de l’anencéphale.
Mais le médecin n’ignore pas que la science contemporaine considère déjà l’hybridation naturelle entre deux espèces comme impossible, et admet pouvoir se tromper.

Reste une autre probabilité, celle d’une parthénogenèse naturelle exceptionnelle qui serait alors la seule du genre encore identifiée. Dans ce cas la jeune fille aurait bien eu une relation sexuelle avec le singe, mais le spermatozoïde n’aurait fait que stimuler l’ovule, qui se serait développé sans apport paternel.

Cette hypothèse n’est pas recevable car le caractère hermaphrodite de l’anencéphale témoigne d’un patrimoine génétique double, à la fois masculin et féminin, hérités du père et de la mère, ce qui prouve une présence de caractère masculin.

Néanmoins un embryon homme-singe est toujours à la portée du génie génétique.
Une loi de la nature fut-elle transgressée dans un laboratoire en 1896 ?

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